Annonce

Réduire
Aucune annonce.

une relecture de nos vieilles BDs

Réduire
X
 
  • Filtre
  • Heure
  • Afficher
Tout nettoyer
nouveaux messages

  • le joyeux cowboy I didn't say the gay cowboy it's not Brokeback Mountain

    le cas Morris est étonnant

    d'abord qu'il n'ait eu qu'un héros je crois que c'est le seul dessinateur de BD dans ce cas même le Pinchon de Bécassine a fait d'autres choses Saint Ogan je ne sais pas trop enfin bon, c'est rarissime

    sinon ses premiers dessins étaient catastrophiques vous avez dans la tête son tout premier Lucky Luke avec TROIS doigts pour gagner du temps comme en dessin animé je ne comprends pas que Dupuis lui ait donné une chance et l'ait conservé jusqu'au 5ème album, Pat Poker, le premier qui soit à peu près présentable le 6, Hors-la-loi, a quelques recherches sur les personnages, pour la première fois une certaine originalité, mais bizarrement c'est d'un seul coup qu'une histoire va frôler le génie la neuvième des Rails sur la Prairie et là c'est le déchaînement il est le premier dessinateur à utiliser, et ceci de main de maître, tous les plans de cinéma le suivant, Alerte aux Pieds Bleus, est aussi fascinant du point de vue graphique

    mais malheureusement dès le 13, le Juge, il n'y aura plus aucune invention, plus aucune recherche graphique, plus d'attitudes remarquables, et beaucoup moins de découpage cinématographique ne restent que ses fameux fonds monochromes, un bon sens du récit, des cases expressives, des situations humoristiques: un bon travail, mais plus de génie

    en conclusion très peu d'albums ont des vignettes d’exception, un peu comme les Tif & Tondu de Will et d'ailleurs vers la même époque, 1955

    en bref, du 1 au 5 minable les 6-7-8 intéressants 9 & 10 géniaux, 11-12-13-14 stagnant ensuite plus aucune recherche, pas de case exceptionnelle, un honnête travail qui ne bouge plus

    je pense que c'est la collaboration de Goscinny (des Rails, pas les Pieds Bleus, mais tous les autres) qui a tout changé: d'abord fasciné par tout un nouvel univers ouvert à son héros il va tenter d'améliorer aussi son dessin mais très vite il n'aura plus le besoin de raconter par l'image puisque le récit est assuré par Goscinny - un peu comme pour Astérix où Uderzo n'a jamais eu que l'ambition d'égaler le monde de Disney Morris s'est alors reposé sur ses lauriers et n'a plus fait qu’illustrer le récit d'un autre

    dommage Will s'est aussi vite lassé des scénarios tordus de Rosy Hergé s'est figé dans une technique sans innovations dès la fin de la guerre, Franquin s'est effondré dès les Zorglub au fond un des rares restés constants jusqu'à la fin, c'est Tillieux

    Commentaire

    Chargement...
    X