L'interview de Pascal Rodier

 

 

06/05/04

pour

par Zantafio

Discussion sur le forum d'Objectible...


L'ancien atelier de Rouen

J’ai découvert Fariboles il y a maintenant 8 ans… lorsque j’ai vu en vitrine la statuette de Nestor Burma… Très réaliste et adulte par rapport à ce que l’on voyait dans les magasins, elle a tout de suite attiré mon regard… et j’ai succombé à son charme.

Ce n’était pas ma première pièce, mais c’est elle qui a suscité ma passion pour la représentation en 3D de mes personnages préférés… Depuis, elle n’a jamais faibli…

Pour ma plus grande joie, j’ai eu la chance d’être accueilli au sein de l’équipe Fariboles pour une visite de l’atelier. J’en rêvais depuis des années…

Entre les coups de téléphone urgents, le travail de sculpture et de nombreuses plaisanteries, Pascal a bien voulu répondre à mes questions…

1) Parlons tout d’abord de ta société...

Zantafio pour Depuis combien d’années Fariboles existe ?

Pascal Rodier - Fariboles a été crée il y a maintenant plus de 10 ans : le 9 septembre 1993.

L’équipe s’est étoffée en fonction des besoins… Ainsi après avoir sous-traité le moulage, j’ai décidé d’embaucher quelqu’un pour pouvoir améliorer la qualité…

Nous sommes actuellement 10 personnes…


L’équipe (presque) au grand complet

Zantafio pour Pourquoi avoir dirigé ton activité vers la para-BD ?

Pascal Rodier - C’était pour moi le seul moyen de faire de la sculpture mon gagne pain car malheureusement la plupart des sculpteurs ne vivent pas, ou mal, de leur art. J’apporte mon savoir faire aux créations d’un dessinateur, ce qui ne nécessite pas que je crée la notoriété de la pièce. Je profite de celle du personnage ou du dessinateur.

Je considère que mon métier est d’interpréter un personnage en créant un volume, et non de le réinventer…

Zantafio pour Comment fonctionnez-vous ?

Pascal Rodier - Je suis très attaché à la réalisation des pièces dans notre atelier. Nous ne sous-traitons que la production des pièces en plomb… que je sculpte auparavant (revolver, pièces solides, …).

Les membres de mon équipe sont polyvalents (ponçage, peinture à l’aérographe, au pinceau, assemblage…) malgré des spécialisations de chacun en fonction de leurs capacités. Christelle s’occupe de toute la partie administrative et donne un coup de main à droite et à gauche (emballage, discours du Maire…).

Zantafio pour Parle-nous de ton équipe ? 

Pascal Rodier - Je recrute les membres de mon équipe à partir de connaissances mais également de l’ANPE. Je n’exige pas de bagages particulier. L’embauche se fait après des tests qui me permettent de voir rapidement la capacité des postulants.

Bertrand (le mouleur) a travaillé dans l’industrie en tant que modeleur et deux personnes viennent des beaux-arts... Les autres ont des qualifications très diverses sans rapport avec mon domaine d’activité.

Zantafio pour L’ambiance de l’atelier : L’atelier, où flotte une petite odeur de résine est plein de cartons de toutes tailles, de boîtes entassées, de pièces détachées… Il prend vie au fur et à mesure de l’arrivée de chacun… après un petit passage rapide à la machine à café et quelques plaisanteries échangées entre les membres de l’équipe. Chacun sait ce qu’il a à faire et s’installe à son poste dans une ambiance bon enfant.

 

Vers 10 heure, à la pause, cette atmosphère conviviale est particulièrement sensible et devient proche de celui d’une cours d’école. On parle de tout, on se charrie… tout en grignotant un petit pain (à noter les merveilleux gâteaux au citron que vendait la boulangerie voisine avec un délicieux goût de produit vaisselle…).

A droite et à gauche des pièces inachevées traînent au milieu de la poussière, des prototypes, qui feraient pâlir de jalousie nombre d’entre nous …

Depuis la réalisation de cet interview, l’atelier a déménagé mais nul doute qu’il ressemblera bientôt à l’ancien.

Zantafio pour Quelles sont tes motivations à réaliser des pièces 100 % françaises ?

Pascal Rodier - Mes motivations ont évolué. Au début, c’était tout simplement parce que délocaliser la production me semblait être particulièrement difficile à gérer… puis parce que je n’aurais pas su quoi faire des personnes que j’avais embauchées… et maintenant pour des raisons d’image de marque.

J’ai acquis une approche haut de gamme de mes pièces, ce qui passe pour moi par leur réalisation de A à Z au sein de l’atelier.

De toute façon, la délocalisation m’a toujours semblé être une mauvaise idée…

A noter que je n’ai rien contre le fait que certains fabricants sous-traitent la production des pièces dans des pays étrangers. Du moment que les clients le savent il n’y a aucun souci…

Zantafio pour Parle-nous de ton site Internet www.fariboles.fr et de ton ancien forum ?

Pascal Rodier - J’avais l’impression de ne pas être assez proche du client final : le collectionneur. J’ai donc voulu créer un lieu de communication avec les clients sans aucun aspect commercial.

Le site est une vitrine et non un point de vente. Il a pour but de faire connaître l’ensemble de la gamme de mes pièces, leurs tirages, leurs caractéristiques (tirage…)… bref d’informer.

La mise en place du forum était donc logique dans cette perspective. C’était un lieu d’échange, de rencontre, mais également de critiques…

Par contre, je n’arrivais pas à trouver suffisamment de temps pour l’animer. J’ai donc songé à le fermer.

2) Ton travail…

Zantafio pour Que faisais-tu avant de créer Fariboles ? 

Pascal Rodier - J’ai fait de nombreux boulots très variés : fonctionnaire, employé de banque, commercial dans la construction…. que je ne trouvais pas très intéressants.

Après une période de chômage, j’ai créé des petites personnages pour aller avec les voitures au 1/43ème, ce qui m’a permis de découvrir cette profession.

Mais ça ne marchait pas. J’ai donc postulé chez Leblon-Delienne en montrant les différentes pièces que j’avais réalisées. LD, qui souhaitait concurrencer Pixi, m’a embauché pour réaliser des petites pièces en plomb (Petits Spirou…).


Petits Spirou en plomb pour Leblon-Delienne

A la suite de l’échec des produits en plomb, j’ai été licencié. J’ai donc décidé de créer ma propre boîte car j’avais compris que j’étais capable de travailler dans ce domaine.

Zantafio pour Comment t’es venu le goût pour la sculpture et depuis combien de temps sculptes-tu ?

Pascal Rodier - La sculpture est une discipline manuelle que j’aime pratiquer. J’ai toujours eu cette aptitude à créer des volumes comme d’autres ont celle de jouer de la musique. Par goût, j’ai continué dans cette voie. J’ai pratiqué assidûment jusqu’à bien maîtriser la sculpture…

Zantafio pour Quelle a été la première statuette que tu as réalisée ?

Pascal Rodier - De mémoire un Tintin assis dans un fauteuil que j’avais réalisé vers 20 ans. Il regardait un champignon pousser sur son pied alors que d’autres poussaient sur le fauteuil. Je l’ai réalisé pour m’amuser.

Ma première sculpture Fariboles a été le Fourreux qui m’avait été présenté comme très attendu par les libraires. La pièce a très bien marché car il n’y avait pas de personnages BD non grand public (Astérix, Lucky Luke, Tintin…).

Zantafio pour Quels matériaux travailles-tu ?

Pascal Rodier - La plastiline, la résine, le sintofer (sorte de mastic), le PVC… et un peu le métal que j’utilise surtout pour des besoins pratiques : pièces fragiles (ex : bretelles de Tintin…) ou petites pièces ayant un aspect métallique (ex : épées, revolvers…).

Pour le moment je n’ai pas encore utilisé le bois car il difficile à travailler : il faut procéder par soustraction et ce n’est pas homogène comme matériau… bref il est trop exigent à travailler. Par contre, j’aime le travailler comme passe temps. C’est même la matière que je préfère…

Sinon, professionnellement, j’utilise surtout la plastiline (= marque commerciale qui désigne une pâte à modeler, elle s'utilise telle quelle, sans adjonction d'eau, pour modeler des formes désirée, elle est réutilisable car elle ne sèche pas).

Zantafio pour Quelle est la statuette Fariboles que tu préfères et pourquoi ?


L'Unofficial Award 2003 remis pour le Comte de Champignac par le site Unofficial Fariboles

Pascal Rodier - Difficile à dire…

J’aime beaucoup le Comte de Champignac (j’ai mis longtemps à trouver l’attitude représentant le personnage), Nestor Burma (je le voyais comme ça avant même de commencer à le travailler), Alix…. et le prochain que je vais faire…

Zantafio pour Que recherches tu en réalisant une pièce ?

Pascal Rodier - Tout dépend du personnage. Pour certains la ressemblance est une obsession, pour d’autres ça vient tout seul (pour les personnages de Franquin par exemple…). Je travaille beaucoup sur l’attitude du personnage pour qu’il soit drôle, vivant…

Zantafio pour Peux-tu nous parler des étapes dans la création et la réalisation d’une pièce ? 

Pascal Rodier - C’est long et parfois pénible !

Je commence pas avoir une discussion avec l’auteur. Je lui propose 2 ou 3 attitudes qui semblent proche du personnage et réalisables. S’engage ensuite une conversation qui me permet de cerner l’auteur, d’orienter son choix (les auteurs ne savent pas forcément si leur idée est réalisable, par exemple une statue équestre)…

Après accord, je commence à réaliser un bonhomme en fils de laiton qui sert d’armature, de structure interne du personnage. Il est également utile pour me donner, même si le personnage est disproportionné, des repères sur sa corpulence, la longueur de ses bras… et m’aide à trouver l’attitude du personnage (même s’il est difficile à ce stade d’imaginer le résultat).

Puis j’habille ce squelette de plastiline pour lui donner du volume (ce qui était plus facile pour Franquin dont les personnages sont constitués d’une sorte d’empilage de structure géométriques).

Ensuite, je vais essayer de lui donner un côté vivant en sculptant les plis des vêtements (qui doivent tenir compte de la nature des tissus, tout en cherchant à me rapprocher du trait de l’auteur). Pour cela, il faut savoir regarder les gens dans la rue, imaginer ce qu’ils font, regarder leurs vêtements… afin de cerner leur caractère et apprendre à le retranscrire. Il faut utiliser ses dons d’observation à cette fin.

L’auteur utilise un système de codes pour rendre vivant son personnage (selon des systèmes de codes classiques en BD mais également en fonction de codes propres de l’auteur). J’utilise ma perception tout en recherchant les codes de l’auteur afin de réaliser une statuette cohérente.

Je ne cherche pas à avoir un style. Je veux être transparent et retranscrire le style de l’auteur. Je veux lui coller au plus près !

Par contre, je souhaite mettre ma patte en cherchant l’attitude du personnage selon ma propre perception. Je fais une « interprétation » : un clin d’œil, une astuce…

Je demande l’approbation de l’auteur à chacun des différents stades de la création pour éviter d’avoir à tout recommencer…

Puis je réalise un moule à partir du personnage en plastiline afin d’obtenir une résine grossière.


Ebauche en résine de Sambre

Je vais ensuite poncer la pièce et la découper en plusieurs parties (Bertrand s’en charge avec moi). Puis il y a le peaufinage de la pièce en cherchant le petit détail, le petit défaut…

Ensuite viennent les essais de peinture… et, après accord des ayants-droits, débute la fabrication de la pièce…

Zantafio pour As-tu réalisé des prototypes de statuettes qui sont tombés à l’eau ?

Pascal Rodier - Pas trop heureusement ! Pelisse assise, le rat de Ptiluc dans une boîte de conserve, Fol de dol (je le sentais pas trop)… dont j’avais fait des protos.

 
M. Mégot, le professeur de sport du Petit Spirou, 1er proto de Pelisse

Je demande l’avis à l’auteur pour éviter ce type de désagréments. J’ai voulu réaliser Cécile de Gibrat mais je suis arrivé trop tard…

Zantafio pour Combien de temps en moyenne est nécessaire entre le choix du sujet et l’achèvement final du prototype ?

Pascal Rodier - Entre un mois et demi et six… selon l’approche que j’ai de la pièce, des disponibilités de l’auteur…

Zantafio pour Fariboles fait partie des rares fabricants à décomposer ses personnages en de très nombreuses pièces qu’il faut assembler. Quelle est ta motivation à travailler ainsi ?

Pascal Rodier - J’ai voulu apporter quelque chose de différent lorsque j’ai créé Fariboles et notamment un soucis de précisions dans les détails. C’est un parti pris, une manière de me singulariser.

Je pense que ma façon de travailler est parfois plus proche de celle d’un maquettiste que de celle d’un sculpteur.

Pigeon et Kinder Surprise (« les champions ») l’ont fait avant moi… mais j’ai voulu aller plus loin !

Zantafio pour Est-ce que les moules sont détruits après achèvement du tirage ?

Pascal Rodier - Ils se détruisent tout seul par l’usure. On conserve cependant un jeu de moules complet pour d’éventuelles réparations ainsi que le prototype.


Démoulage du buste du Scorpion (voir aussi le reportage de Gastounet)

Zantafio pour Comment te vient l’idée de travailler sur un personnage ?

Pascal Rodier - Le hasard, la suite logique de l’exploitation d’une licence, la lecture d’une bande dessinée (Blacksad par exemple)… Il n’y a pas de règle dans ce domaine. J’aime également alterner : réaliste/rigolo, homme/femme…

Zantafio pour Comment se passe le travail avec les dessinateurs et les ayants-droits ?

Pascal Rodier - Lors de la première discussion, je m’aperçois si l’auteur sait ce qu’il veut… sinon je préfère passer à autre chose. Tout s’est toujours bien passé avec les auteurs que j’ai rencontrés. Ils font en général des observations constructives et sensées… et sont conscients, de par leur travail, du fait qu’il n’est pas toujours possible de revenir en arrière.

Zantafio pour Que pense Mme Franquin de tes réalisations tirées de l’œuvre du regretté Maître ? Aurais-tu quelques anecdotes ?

Pascal Rodier - Je pense qu’elle est contente puisque je peux continuer… Voir mes sculptures lui fait plaisir mais ça provoque également une certaine nostalgie, de la tristesse du fait de la disparition de son mari. Elle a été très émue de voir le Spirou.

Zantafio pour Pourquoi ne pas avoir continué les séries Petit Spirou et Titeuf en créant de grandes collections avec des personnages secondaires comme tu le fais maintenant pour Spirou ?

Pascal Rodier - Les pièces artisanales étaient trop chères pour des séries comme Titeuf et le Petit Spirou. J’ai donc renoncé à ces séries et je n’ai pas envie de revenir dessus.

Zantafio pour As-tu songé à réaliser des statuettes tirées du cinéma, de jeux vidéos ou d’autres univers que la BD ?

Pascal Rodier - J’y ai pensé mais ça ne m’intéresse pas du tout de représenter des personnages humains.

J’aime donner une attitude vivante à un dessin sans volume. J’aime qu’en regardant une pièce on ait l’impression qu’il suffirait d’un coup de baguette magique pour lui donner vie… D’ailleurs, j’ai encore le souvenir d’une statue du Louvre que j’avais l’impression de voir respirer…

Zantafio pour Quelle était ton but en créant la collection des P’tites nanas ?

Pascal Rodier - A un moment où la rentabilité était suffisante, j’ai pensé à ce que je pourrais faire sans avoir à verser des droits. De plus, c’est une époque où j’avais travaillé sur les Pin-up de Berthet.

J’ai donc essayé de pousser le réalisme au maximum pour attirer une nouvelle clientèle. La difficulté est qu’il n’y avait pas le support de la série.

C’était aussi un moyen de montrer que je sais faire autre chose que de la bande-dessinée. J’essaye de me faire plaisir mais je ne dois jamais perdre de vue qu’il faut que je fasse tourner ma boite.

Zantafio pour Tes dernières réalisations sont en tirages limités, voir très limités, alors que certaines pièces étaient illimitées. S’agit-il d’un changement dans ta « politique commerciale » ?

Pascal Rodier - Je pense que cela renforce les ventes et l’attrait. Cela évite aussi de devoir travailler sur une même pièce pendant des années. Ce changement est simplement le fruit d’une évolution.

Zantafio pour Qu’as-tu recherché et ressenti en sculptant devant un large public le buste de Nävis et le Scorpion ? Quelles ont été les réactions des curieux ?

Pascal Rodier - Pour Nävis, il faisait chaud et il y avait beaucoup de monde. S’agissant d’un buste nécessitant une ressemblance, j’ai eu du mal à trouver ce que je voulais. Buchet se marrait et le public était curieux…


Le buste de Nävis, Pascal et Buchet,

Pour Marini, il s’agissait de montrer un personnage en pieds. J’ai surtout travaillé sur la silhouette, ce qui était plus spectaculaire. De plus cette pièce était sensée aboutir à une statuette.


Marini et Pascal devant le Scorpion

Dans les deux cas, c’était très sympa de rencontrer des clients fidèles ainsi que les curieux dans des conditions agréables. Les auteurs ont beaucoup apprécié l’ambiance ainsi que la présence de quelqu’un qui fait diversion et parle un peu d’autres choses. Ça apporte une petite variante !

Zantafio pour Comment vois-tu tes fans ?


Rencontre du public à l’occasion d’une exposition Fariboles à Darnetal en novembre 2003

Pascal Rodier - J’aime connaître ce que ressentent les personnes qui achètent mes pièces, ce qu’ils ont apprécié, les détails qui les gênent… Les rencontres sont une bonne occasion d’en savoir plus et m’apportent beaucoup…

J’essaye toujours d’être cohérent entre les recherches des collectionneurs et la ligne de conduite que je me suis fixé. Pour cela, je dois faire attention au décalage qu’il y a souvent entre l’amateur qui achète une pièce et moi qui la crée.

Je me suis beaucoup interrogé sur l’embauche d’un second sculpteur mais je n’aurais pas su comment le présenter aux collectionneurs… et j’ai préféré y renoncer.

Zantafio pour Quels sont tes projets en cours ?

Pascal Rodier - Il est difficile d’en dire plus car j’ai des projets en stand-by dont je ne peux pas parler pour le moment.

3) Tes goûts…

Zantafio pour Quel genre de lecteur es-tu ?

Pascal Rodier - Je lis énormément de romans (j’aime beaucoup Simenon), des livres historiques, des magazines scientifiques ou d’art, des livres sur les couteaux…

J’apprécie certaines BD historiques tels que « les 7 vies de l’epervier » pour la qualité des recherches… J’adore Tardi pour l’ambiance, la recherche de documentation, le respect par rapport à l’œuvre dont il s’inspire. J’aime Tintin, Spirou et Astérix mais pas trop Lucky Luke.

Zantafio pour Si tu pouvais sculpter le personnage de ton choix dans la posture de tes rêves… que choisirais-tu ?

Pascal Rodier - Une pièce équestre tirée d’un album de Marini me plairait beaucoup…

Zantafio pour Quelle est la statuette para-BD réalisée par un autre fabricant que tu aimes tout particulièrement ?

Pascal Rodier - Les Dupond-Dupont en maillot de bain de Leblon-Delienne, la Lincoln bleue de Michel Aroutcheff (restée au stade de prototype) et les pièces d’IDEM (surtout le sous-marin).

   

   

4) Parlons maintenant d’Objectible...

Zantafio pour Comment as-tu connu ce site ?

Pascal Rodier - J’ai créé un forum Fariboles que j’ai animé avec mes moyens… Chris pensait que ça ne suffisait pas et a créé bénévolement « Unofficial » puis Objectible qui permettait de parler plus librement de tous les fabricants…

Dans la mesure où il n’y avait pas de site de même nature, il a grandi… pour connaître son succès actuel. Objectible remplit une fonction qui n’existait pas et permet d’échanger des opinions.

Mon forum a perdu de son intérêt, j’ai tout simplement décidé de le fermer.

Zantafio pour Est-ce que tu y viens souvent ?

Pascal Rodier - J’y vais 2 ou 3 fois par semaine parfois pour regarder, parfois pour y participer. J’aime bien de temps en temps provoquer, choquer… certaines discussions étant parfois trop sérieuses. Je n’ai malheureusement pas le temps d’y aller plus souvent.

Zantafio pour Que cherches-tu lors de tes visites ?

Pascal Rodier - Je regarde surtout les interventions sur Fariboles car je n’ai pas toujours le temps de tout lire. Parfois j’y vais après avoir reçu un coup de fil.

J’aime voir les réactions que provoquent la sortie d’une pièce… J’aime bien intervenir pour plaisanter, ironiser…

J’ai parfois des doutes sur l’esprit critique de certaines personnes toujours négatives ou enthousiastes… De plus, ça vient de gens anonymes qui se lâchent parfois…

Parfois j’estime ne pas avoir à rentrer dans la discussion car elle ne me concerne pas.

Zantafio pour Serais-tu d’accord de réaliser une statuette pour notre site ?

Pascal Rodier - Bien entendu… surtout si le personnage m’attire…

Je l’ai d’ailleurs déjà fait pour différents points de vente…

   

5) mais il n’y a pas que la BD...

Pascal Rodier - D’une manière générale, j’aime tout ce qui tourne autour des travaux manuels : le tir à l’arc, la coutellerie, la caligraphie, le jardinage, la menuiserie… ainsi que l’Astronomie…

J’écoute par contre assez peu de musique.

Zantafio pour Je tiens à remercier Pascal et toute l’équipe pour les très bons moments que j’ai passés en leur compagnie… et pour les souvenirs qui restent gravés dans mon esprit...

   
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