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Les Garde-fous

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  • Les Garde-fous

    Parution le : 05/09/2007

    Le graphisme est intéressant !
    mais j'attend de voir le scénario ! n'est ce pas Brunob !

    (Delcourt)
    Boris Lentz, éditeur de renom, forme avec Alice un couple très en vue.
    à l’occasion de la sortie du deuxième tome des “Âmes rouges”, best-seller inspiré de faits divers sanglants,
    ils convient dans leur somptueuse villa un lot d’invités triés sur le volet.
    Mais la soirée est perturbée par l’inspecteur Fix. Selon lui,
    Alice est la prochaine cible de Boone, le tueur en série qui défraie la chronique.




    sigpic








  • #2
    La police utilisée n'est pas tres lisible ...
    Collectionner comporte des risques : dépendance , endettement , frustration .

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    • #3
      Mouis la police n'est pas top ! Le dessin est très stylisé !

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      • #4
        Le dessin de Bezian est extraordinaire, il faut voir la version noir et blanc du Donjon Monster "des soldats d'honneur", une oeuvre d'art!

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        • #5
          J'ai ceci de lui :





          C'est assez intéressant masi vraiment très spécial
          OBJECtible!

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          • #6
            Envoyé par tontonmac Voir le message
            Parution le : 05/09/2007


            Le graphisme est intéressant !
            mais j'attend de voir le scénario ! n'est ce pas Brunob !

            (Delcourt)
            Boris Lentz, éditeur de renom, forme avec Alice un couple très en vue.
            à l’occasion de la sortie du deuxième tome des “Âmes rouges”, best-seller inspiré de faits divers sanglants,
            ils convient dans leur somptueuse villa un lot d’invités triés sur le volet.
            Mais la soirée est perturbée par l’inspecteur Fix. Selon lui,
            Alice est la prochaine cible de Boone, le tueur en série qui défraie la chronique.





            Sais-tu si ce sera en un seul tome ?
            OBJECtible!

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            • #7
              Envoyé par JKJ Bloche Voir le message
              La police utilisée n'est pas tres lisible ...
              oui c'est vrai !

              Envoyé par BrunoB Voir le message
              Sais-tu si ce sera en un seul tome ?
              Je ne sais pas , je demanderais à JL/BDB !
              sigpic







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              • #8
                Un très bon test sur BDGest :

                Scène de cacophonie mondaine. Une de ces soirées où il faut parler, pour exister ou du moins montrer qu’on est là. Pour ne pas être oublié plus tard. Dernière immersion dans la foule et le bruit pour le couple d’hôtes avant l’isolement, la réclusion choisie, pour une durée a priori indéterminée. Dans une immense villa perdue au milieu des pins, dont les fondations reposent sur le silence et les lignes droites. Seul point d’ancrage avec ce qui se passe ailleurs, quelques écrans. C’est par cette fenêtre que le monde extérieur s’invitera pour contrarier leur projet : Alice est la prochaine victime de Boone, le tueur en série, cible de toutes les attentions.

                S’il existait une remise des prix de type César ou Molière qui avait à inscrire Les garde-fous à son programme, il est fort probable que Bézian ferait une razzia. Cette "création" coupe le souffle. Une fois poussée la porte du palais du couple d’éditeurs, quatre-vingts pages d’apnée attendent celui qui n’ose plus bouger, qui s’en voudrait de faire du bruit, qui se sent à la fois coupable et privilégié d’être le spectateur de ce huis clos.

                Sous la direction de l’auteur, les "acteurs" sont étourdissants de justesse, faite de sobriété et d’expressivité mêlées. Ceux qui découvrent seulement le trait de Bézian ou qui l’avaient aperçu de loin trouveront en effet une gamme d’expressions, un concentré d’attitudes et une galerie de personnages, tels qu’ils risquent d’avoir une révélation. Boris, l’éditeur à succès, semble épuisé, vidé, contraint de renoncer au mutisme qu’il paraissait privilégier comme thérapie. Alice aspire à tourner la page, à mener une autre vie et saisit la moindre occasion, la moindre rencontre pour s’échapper. Fix le flic est perclus de certitudes, bouffi d’orgueil, convaincu jusqu’à l’aveuglement que son heure de gloire a sonné. Et il y a les autres, peu nombreux mais non moins parfaits, dont on ne dira rien pour ne pas trop en dévoiler. Une statuette pour chacun.

                Une distinction également pour les décors, notamment ce nid d’aigles monumental conçu par le frère de l’auteur notamment. Epure du style, espaces immaculés, luxueuse sobriété. De ces endroits où l’on doit pouvoir éviter de se croiser avec élégance lorsque le besoin se fait sentir, où, comme la faute de goût, la pollution sonore n’a pas sa place. De l’asepsie comme un mode de vie, rien qui n’accroche l’ouïe, la vue ou qui sécrèterait une émotion préjudiciable à cette volonté de retraite.

                Coup de chapeau également en ce qui concerne les éclairages. Par les baies vitrées la lumière irradie, déchire les quelques couleurs neutres ou plutôt les tranche, tant les stries sont nettes et précises. L’économie de teintes qui ne fusionnent jamais contribue elle aussi à créer cette ambiance froide et métallique.

                Les garde-fous est une œuvre d’auteur. Inclassable, comment la réduire à un drame intimiste ou à un thriller (de ceux qui font frissonner avant de verser le sang). Prenante, au point d’avoir le sentiment de s’être isolé, de s’être enfermé comme eux, pendant le temps de la lecture. Accessible aussi, ce qui n’est finalement pas la moindre de ses qualités et qui enlève tout alibi aux derniers réticents. Un incontournable
                OBJECtible!

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