Un texte d'Henri Brenot de SOL3 :

Jean-Marie Pigeon et la « Grande Jarre Tintin Lotus Bleu » ? 1980 ? © 1995 Hergé/Moulinsart
Photo © 1995 Patrick Griès, couverture du livre « Pigeon, sculptures de bande dessinée »
« Du noir au blanc, en passant par l'envie, le galet prend sa source là où naissent les plis... » : le sculpteur Jean-Marie Pigeon adore les mots, comme il aime la musique aux racines populaires, le blues, la java...
Né en 1951, à Fécamp, il garde encore le souvenir des galets sur la plage, aux formes parfaitement arrondies par le travail de la mer.
A Paris, il sera diplômé des Arts Appliqués en 1974, et des Beaux-Arts en 1976, avant de d’être l’assistant de Gaston Watkin (Prix de Rome de Sculpture) jusqu’en 1986.
Dès 1977, il devient le véritable précurseur de la sculpture des personnages de Bandes Dessinées !… Outre ses œuvres personnelles, telles que le « Nukko ? Manchot Empereur », Jean-Marie Pigeon a donc interprété en 3 dimensions bon nombre de grands créateurs de la BD - le 9ème Art ! - et en particulier : Calvo, Hergé, Franquin, Tardi, Florence Cestac, Serge Clerc, Margerin, Philippe Druillet, Chester Gould, Swarte, Roba, Yves Chaland, Ted Benoît, Edgar P. Jacobs…
Il vit et travaille à Paris, non loin du Cirque d’Hiver. Lorsqu’il sculpte, Jean-Marie Pigeon a la « grandeur nature » en échelle de prédilection. Il ne travaille ni le bois ni la pierre car il préfère progresser par addition plutôt que par soustraction. Pour lui, l’avantage du modelage tient à ce que l’idée du résultat potentiel se dégage assez vite.
Il est passionné par les formes pleines et rondes où la lumière tourne, par les courbes lisses et tendues, par la forme épurée, par la rondeur idéale sans mollesse… Il aime que le résultat final soit clair et lisible, sans pour autant que soit perceptible le labeur du sculpteur.
« Quand je travaille le plâtre ou la résine, dit-il, je pense à la couleur afin de parvenir à la précision la plus claire possible. Et en définitive, la couleur est tellement suggérée par le volume que le plâtre et la résine se suffisent à eux-mêmes, en blanc. Le bronze, c’est autre chose, cela en impose, cela vous dépasse, c’est quasiment éternel !… ».
Jean-Marie Pigeon avoue un grand faible pour les sculpteurs Houdon, Roy Lichenstein, Pompon…

Jean-Marie Pigeon et la « Grande Jarre Tintin Lotus Bleu » ? 1980 ? © 1995 Hergé/Moulinsart
Photo © 1995 Patrick Griès, couverture du livre « Pigeon, sculptures de bande dessinée »
« Du noir au blanc, en passant par l'envie, le galet prend sa source là où naissent les plis... » : le sculpteur Jean-Marie Pigeon adore les mots, comme il aime la musique aux racines populaires, le blues, la java...
Né en 1951, à Fécamp, il garde encore le souvenir des galets sur la plage, aux formes parfaitement arrondies par le travail de la mer.
A Paris, il sera diplômé des Arts Appliqués en 1974, et des Beaux-Arts en 1976, avant de d’être l’assistant de Gaston Watkin (Prix de Rome de Sculpture) jusqu’en 1986.
Dès 1977, il devient le véritable précurseur de la sculpture des personnages de Bandes Dessinées !… Outre ses œuvres personnelles, telles que le « Nukko ? Manchot Empereur », Jean-Marie Pigeon a donc interprété en 3 dimensions bon nombre de grands créateurs de la BD - le 9ème Art ! - et en particulier : Calvo, Hergé, Franquin, Tardi, Florence Cestac, Serge Clerc, Margerin, Philippe Druillet, Chester Gould, Swarte, Roba, Yves Chaland, Ted Benoît, Edgar P. Jacobs…
Il vit et travaille à Paris, non loin du Cirque d’Hiver. Lorsqu’il sculpte, Jean-Marie Pigeon a la « grandeur nature » en échelle de prédilection. Il ne travaille ni le bois ni la pierre car il préfère progresser par addition plutôt que par soustraction. Pour lui, l’avantage du modelage tient à ce que l’idée du résultat potentiel se dégage assez vite.
Il est passionné par les formes pleines et rondes où la lumière tourne, par les courbes lisses et tendues, par la forme épurée, par la rondeur idéale sans mollesse… Il aime que le résultat final soit clair et lisible, sans pour autant que soit perceptible le labeur du sculpteur.
« Quand je travaille le plâtre ou la résine, dit-il, je pense à la couleur afin de parvenir à la précision la plus claire possible. Et en définitive, la couleur est tellement suggérée par le volume que le plâtre et la résine se suffisent à eux-mêmes, en blanc. Le bronze, c’est autre chose, cela en impose, cela vous dépasse, c’est quasiment éternel !… ».
Jean-Marie Pigeon avoue un grand faible pour les sculpteurs Houdon, Roy Lichenstein, Pompon…



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