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... Elle est belle!... On sait qui est le sculpteur?... ...
Pour les malades de la collectionnite "d'objets de victimes", suivez les bons conseils thérapeutiques du Dr Torpedo : pour une pièce achetée, il faut en casser deux!... La guérison est à ce prix!... Un grand MERCI à L.A.A...
Facile c'est de Ron Mueck.
j'espère qu'à mon retour t'auras plus difficile
Bravo Filouchat !
C'est une sculpture réaliste de Ron Mueck ! c'est impressionnant de réalisme mais la sculpture de la mamie ne fait que 25 pouces de haut (environ 63,5 cm) !
Le travail de l'Australien Ron Mueck, 47 ans, célèbre pour sa sculpture monumentale représentant un enfant accroupi, 'Boy', présentée à la Biennale de Venise en 2001, fascine par son mélange de réalisme et de troublante étrangeté. L'hyperréalisme de l'anatomie et de la carnation, avec rougeurs, veines, rides, poils et cheveux plantés un à un, est perturbée par la taille, plus petite où plus grande que nature, et par d'imperceptibles variations dans les proportions.
Il y a des petites sculptures mais il y en a aussi des très grandes :
Je n'avais pas osé mettre la photo qu'a mise Filouchat (je vous remercie de ne pas mettre l'autre vue ici !). Je crois quand même qu'il faut avoir le coeur accroché pour visiter ce genre d'exposition... même si le travail de l'artiste est techniquement indubitable et impressionnant ! personnellement, il y a certaines réalisations qui me fileraient la nausée... D'ailleurs, je dois vous laisser quelques minutes...
En d'autres temps, un tableau célèbre "L'origine du monde" de Courbet avait lui aussi filé la nausée à ses contemporains... et maintenant il est exposé au Musée d'Orsay...
"On n'est pas moins fautif en ne faisant pas ce qu'on doit faire qu'en faisant ce qu'on ne doit pas faire" (Marc-Aurèle)
"Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais ! (François-Athanase de Charette de La Contrie)"
En d'autres temps, un tableau célèbre "L'origine du monde" de Courbet avait lui aussi filé la nausée à ses contemporains... et maintenant il est exposé au Musée d'Orsay...
Oui ! mais je ne dis pas que ce travail ne doive pas être exposé, bien au contraire ! mais ma nature sensible a un peu de mal pour certaines réalisations.
Mais j'avoue que c'est extraordinaire comme boulot !
"Reste à comprendre ce succès. L'habileté est une première explication. Ces sculptures hyperréalistes d'une facture impeccable sont, du point de vue de l'illusion, des chefs-d'oeuvre de technicité, comme il y a a quarante ans les mannequins pop de Duane Hanson et de George Segal.
Mais ces derniers ne manifestaient pas le même goût pour le maladif et le morbide, éventuellement aggravé d'obscénité. L'humanité selon Mueck est au moins mélancolique, au pire accablée. Elle exhibe des anatomies flasques ou obèses. Ce serait peu dire que la chair est triste et le malaise assuré. Ainsi retrouve-t-on dans cet art du dégoût les deux composantes majeures de celui de Lucian Freud, particulièrement dans ses toiles récentes : la figuration minutieuse et l'obsession de la déchéance physique. On les trouvait dans les oeuvres de Stanley Spencer dans les années 1930, comme, aujourd'hui, dans la peinture de Jenny Saville, autre révélation de "Sensation". On en conclurait sans doute à la force d'un tropisme masochiste dans l'art britannique si Dix et Grosz n'avaient pas été aussi sévères avec leurs semblables.
La singularité de Mueck tient donc moins à ses sujets qu'à sa manière de s'en emparer — et surtout à la question de l'échelle. Il joue de la tension qui s'établit entre la vérité des textures et des détails et l'anormalité des dimensions. Le spectateur évolue dans un monde de géants et de nains, sans rencontrer jamais une figure à taille humaine. Les plus inquiétants sont sans doute les anatomies réduites au dixième de leurs proportions. Elles font songer aux foetus et aux cadavres que l'on conservait jadis dans les cabinets de curiosité et les musées médicaux ; ou, dans un autre registre, aux têtes réduites d'Amérique du Sud. L'efficacité de Mueck tient à ce paradoxe : sous leur apparence de propreté et de précision cliniques, ses oeuvres dissimulent savamment une sauvagerie féroce à laquelle il est impossible d'échapper. D'autant plus impossible que cette dissimulation est absolument caractéristique de l'époque actuelle. "
"On n'est pas moins fautif en ne faisant pas ce qu'on doit faire qu'en faisant ce qu'on ne doit pas faire" (Marc-Aurèle)
"Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais ! (François-Athanase de Charette de La Contrie)"
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