
En enquêtant sur les lieux d'un double crime, deux policiers retrouvent le sac de Lola. Prostituée et défoncée notoire, elle se paie, au même moment, un trip intersidéral en compagnie d'extraterrestres lubriques. Lorsque les flics mettent finalement la main sur leur suspecte, elle leur débite une drôle d'histoire : ce sont des extraterrrestres qui ont commis le double crime pour lequel on la recherche et ils sont sur le point d'envahir la planète ! Pendant ce temps, ailleurs dans une zone polaire, des experts extraient des glaces une authentique Ferrari avec, à son volant, un squelette. Et ils sont formels : la voiture a plus de 150 000 ans et le squelette, ADN à l'appui, est bien celui de Michael Schumacher ! Quel peut bien être le lien entre ces deux histoires intriguante, apparemment si dissemblables ?
Les tests sur BDParadisio :
"Par la malepeste [1], ça dépote ! Ô_o
"Dans la vie, c'est avec mon cul que je m'en sortais. Dans l'espace, il n'y avait aucune raison que ça change."
Ainsi commence l'histoire de Lola, prostituée qui se retrouve enlevée en plein trip par des sous-fifres extra-terrestres en mission pour leurs féroces maîtres. Grâce à Lola, les pauvres extra-terrestres vont découvrir le sexe et y devenir complètement accros. Et quand elle découvre l'infâââme plan de destruction de la Terre échafaudé par ces sombres intelligences, Lola s'enfuit, revient sur Terre et... personne ne la croit bien sûr.
L'histoire paraît simple, mais en fait non. Le récit est joliment intriqué : passé et présent sont mélangés d'une façon plus complexe que les bêtes flashbacks dont on peut avoir l'habitude et qui titille le lecteur de manière obstinée. Mais plus qu'une quelconque originalité de fond, les points (très très) forts de cet album sont incontestablement son graphisme, son ingrédient principal (à savoir le cul), et son héroïne.
Le graphisme n'est pas homogène. Oubliez cette idée ridicule. Il varie énormément au fil de l'album. On trouve bien sûr des dessins très "classiques" où l'on reconnaît complètement le style de Qwak. Mais aussi des scènes réalisées à partir de photos complètement retravaillées avec entre autres des filtres façon Photoshop... d'habitude pour moi c'est plutôt un gros mot et synonyme de pas beau, mais là, ouvrez l'album et regardez ! Vous serez forcés d'admirer le superbe résultat (enfin les résultats). Entre ces deux extrêmes, un style un peu intermédiaire avec un effet très peinture, également superbe. Et comme troisième extrême enfin, on trouve des éléments de design/conception graphique magnifiquement utilisés pour créer une esthétique et une dynamique impressionnantes (voir par exemple les pages 8 à 10, du bonheur !).
Rien que pour ça cet album vaut d'être lu et acheté. C'est vraiment une petite mine d'innovations et d'éléments utilisés à bon escient. Si nombreux et si bien utilisés, c'est vraiment une rareté !
Or donc, foutrecouilles ! Deuxième élément : l'ingrédient principal de l'album, à savoir le cul. Eh oui. Lola est une pute, et elle ne fait ni dans la dentelle ni dans la pudibonderie. Les scènes et textes sont en général bien explicites et laissent peu de place au doute (à défaut de l'imagination qui elle est sauve). Autant ce genre de chose peut très facilement tomber dans le mauvais goût, autant il est ici complètement intégré au récit, d'une excellente cohérence. Bien sûr si ce genre de choses vous choque, passez votre chemin. On notera quand même le ton de l'ensemble qui fait preuve d'un grand naturel, d'une grande franchise. Ce n'est ni gratuit ni vraiment provoquant. L'utilisation qui est faite de cet élément est vraiment... adéquate.
Et enfin, il y a l'héroïne. On sent Anita Bomba pas très loin derrière. Désabusée, sombre, trash, volontaire, sauvage, elle déborde vraiment de charisme et est le moteur de l'histoire. Et croyez-moi, je déteste les héroïnes à deux balles.
Scènes d'action qui réduisent Kill Bill au rang de petite production, humour complètement crétin et jouissif qui surgit parfois quand on l'attend le moins, thriller sur fond de SF qui utilise plein d'ingrédients de tous ces genres, Lola Cordova est un album réalisé avec un brio, non, une maestria que j'ai rarement vu. Une production d'une telle qualité pour un album sorti de nulle part et qui apparemment n'a aucune prétention, ça tient du miracle ! Seule la fin que j'ai malheureusement vue venir de loin (et qui en plus est un peu trop ouverte par rapport à ce que à quoi je m'attendais) a un peu refroidi mon feu au culte (que je mets quand même, parce que, si on se souvient bien, ça dépote. De partout. Et tout le temps sur ces 64 pages).
Alors, à lire ? Mais ami lecteur (ou amie lectrice), si tu te poses encore cette question c'est que tu as du caca dans les yeux !
[1] ou Foutrepute, Mortecouilles, Putentrailles et autres joyeusetés, pour employer un champ lexical plus adapté, nom d'un tentacule baveux ! "
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"Au premier abord, je vous avoue que j'étais assez réticent à l'idée d'acheter cette bd. La raison était simple : le dessin ne m'emballait pas plus que ça.
Et puis, en voyant les avis très positifs exprimés sur cette bd, j'ai outrepassé mes appréhensions et je dois dire que je ne le regrette pas !
L'auteur, Arthur Qwak nous offre une histoire passionnante qui met en scène une prostituée qui va être enlevée par des extra-terrestres. A partir de là, la tournure des événements va évoluer pour nous donner ainsi une histoire palpitante et non dénuée d'humour. Le début du récit m'a semblé un peu confus mais après quelques pages, la trame devient beaucoup plus claire. Très intelligemment écrite, cette bd ne manque pas d'originalité. On suit les aventures de Lola avec beaucoup de plaisir et je dois dire qu'en fermant l'album, j'étais un peu triste que ce soit terminé. La narration est parfois un peu crue mais vu la profession de notre héroïne, c'est tout à fait logique.
On ne peut pas dire que le dessin d'Arthur Qwak soit laid bien au contraire, certaines planches sont vraiment superbes.
Je dirais plutôt que son graphisme est déroutant. Je pense que cela est dû au fait que l'auteur utilise plusieurs techniques différentes pour réaliser ses dessins.
Mais bon, j'ai pu constater que l'on s'habitue très vite à sa manière de travailler. Une chose est sûre : Lola est très jolie, un vrai régal pour les yeux.
La singularité de ce one-shot est évidente. Grâce à cet album, on peut dire que du sang frais coule dans les veines de la bd ! Laissez-vous tenter, vous ne le regretterez pas ! C'est à suivre ......... sans attendre ! "
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"Pour une fois, je vais être moins élogieux que les précédentes critiques (qui m'ont tout de même fait acheter Lola Cordova...). J'ai trouvé ce tome "pas mal seulement", car assez inégal, en dépit de qualités indéniables.
Déjà, le dessin est une vraie réussite, acéré et bien découpé : certaines planches sont tout simplement superbes. Ensuite, l'héroine a contre-emploi (une prostituée gouailleuse, camée, cynique et prête à tout) apporte une vraie originalité et beaucoup de piquant. Enfin, la liberté de ton tranche indéniablement avec l'environnement très politiquement correct. L'effet de surprise joue donc en plein, et c'est plaisant...
Le problème principal est que le scénario n'a pas réussi à m'accrocher. Je l'avoue, je ne suis pas "rentré dedans", d'où une lecture relativement indifférente. J'ai trouvé l'histoire trop compliquée (je n'ai peut-être pas tout compris), pas très intéressante, et qui hésite en permanence entre la parodie, le space opera, et le pseudo-espionnage (version X-Files).
Les dialogues sont crus - ce qui peut se comprendre aisément - mais j'ai trouvé qu'on tombait de temps à autres dans l'excès. Jamais assez pour provoquer le ras-le-bol immédiat, mais probablement assez pour altérer le plaisir de la lecture (et je ne pense pas être particulierement sensible). C'est dommage, car un peu de retenue aurait apporté une plus grande densité à l'histoire et à la personnalité de l'héroine.
Au final, Lola Cordova est une oeuvre qui a suffisamment de qualités pour en enthousiasmer certains, et au moins intéresser les lecteurs un peu blasés, en quête de quelque chose d'un peu différent (clairement à ne pas mettre entre toutes les mains tout de même...). Et même si je n'ai pas été enthousiaste, je ne peux que féliciter l'éditeur et l'auteur d'avoir eu le courage de publier. Merci."
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"L'ordinateur utilisé intelligemment donne naissance à des BD originales. "Lola Cordova" fait certainement partie de celles-là. Cadrages efficaces et peu habituels, couleurs trash ou flash qui contrastent avec les noirs, ... qui parviennent à merveille à rendre le shoot ou l'état de manque de la pute qui tient le rôle principal. Pute qui se retrouve téléportée auprès d'extraterrestres, mais même à la fin on ne saisit pas si c'était dû ou non à ses prises de drogue. On ne s'ennuie pas à la lecture, mais on a parfois l'impression que les aspects choquants inhabituels viennent camoufler un vrai scenar bien ficelé. "

chaude la lola


Ca me rappelle quelqu'un , mais qui ?
travail magnifique et un trait hallucinant!








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