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Chronique : « Tintin et le secret d'Hergé »

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  • Chronique : « Tintin et le secret d'Hergé »

    par Moiselle Jeanne.



    « Tintin et le secret d’Hergé » de Serge Tisseron (éditions Hors Collection)

    Tintinophile acharné, le psychanalyste Serge Tisseron publie en 1993 un essai qui atterrit comme un pavé dans la mare « Hergéienne ». Selon lui, les albums de Tintin seraient les révélateurs d’un secret de famille qui fit fantasmer Georges Remi. Dès l’introduction, l’auteur pose des questions déroutantes : « Tintin (NDLR : qui, selon Tisseron, est l’alter ego de papier d’Hergé) est un héros sans famille. Mais cette absence de famille n’est-elle pas étrange ? Serait-il orphelin ? (…) Que penser du nom des Dupondt ? Sont-ils frères, ces deux-là ? Impossible, ils ne peuvent pas s’appeler de deux noms différents et être frères. »
    Dans la « plus grande aventure médiatique du XXe siècle », Hergé met en scène des générations différentes, en instaurant des différences d’âge entre Haddock, Tintin et Abdallah, par exemple. Une manière de créer une famille artificielle : la Castafiore représenterait la mère, et les Dupondt les oncles - en référence au père de Georges Remi et à son frère jumeau, comme on le verra plus bas. On explore les secrets de cette tribu dans « Le Secret de la Licorne » et « Le Trésor de Rackham le Rouge », en fouillant la généalogie du capitaine Haddock. Une question particulièrement sensible pour Hergé, dont l’histoire familiale est très floue.
    Dans ces albums, Hergé aurait choisi Haddock pour l’incarner, afin de « nous livrer – à son insu peut-être - un message caché sur l’origine illustre de sa propre « maison », liée à l’existence d’un fils « bâtard » non reconnu par son père parmi ses propres ascendants ». Lorsqu’il se lance dans cette démonstration, Serge Tisseron n’a pas encore étudié la biographie de Georges Remi. Il apprendra donc a posteriori que le père d’Hergé, Alexis, et son jumeau Léon, nés de père inconnu, reçoivent le patronyme de Remi du mari de leur mère. Durant leur enfance, les deux gamins sont choyés et reçoivent des cadeaux d’une comtesse inconnue. Le doute, et même tous les rêves, sont permis : le grand-père naturel d’Hergé serait-il un prince, voire le Roi des Belges en personne ?
    En lisant cette étude psychologique, on peut imaginer que Serge Tisseron a connu Hergé intimement. Or le psychanalyste ne l’a jamais rencontré, et n’a pas recueilli d’indices auprès de ses proches de l’époque. Tel un détective dans une immense partie de Cluedo, il avance tout de même ses hypothèses une à une, et les étaye avec des arguments plus ou moins convaincants . Si certains puristes ont crié à la fumisterie en le découvrant, cet argumentaire ouvre toutefois de nouvelles perspectives aux amateurs de l’œuvre d’Hergé.

    Il en va ainsi de l’explication suivante : selon Serge Tisseron, les lettre « k », « a » et « r », contenues dans « Le Sceptre d’Ottokar », signifient « roi » (du sigle « KRLS », signifiant « Karolus », utilisé par Charlemagne comme signature), et illustrent la certitude d’Hergé d’être issu d’un ancêtre royal. On peut rester sceptique…
    Chris

  • #2
    Ca a l'air interressant, merci pour cette chtite chronique!
    ca va imothep? oui ca va et toi imothep? ca va imothep!

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    • #3
      merci Moiselle Jeanne pour ta chronique
      olivier*
      Ma collection Mes dédicaces

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      • #4
        sympa l'article, merci la miss journaleuse

        il est pas un peu ouf ce psy

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